Samih Al-Qassim, un poète, un résistant

Samih Al-Qassim, un poète, un résistant

Samih Al-Qassim est né en 1939 dans la ville jordanienne de Zarkah, où son père, capitaine de l’armée des frontières, était en garnison.

Originaire de Ramallah, ses parents sont issus d »une grande famille d’intellectuels et d’imams druzes. Après des études secondaires à Nazareth, il commence des études de philosophie et d’économie politique à Moscou, qu’il interrompt pour se consacrer à la poésie, aux activités militantes et au journalisme. Il occupe des fonctions importantes dans plusieurs journaux et revues paraissant en langue arabe (Al Ittihad, Al Ghad, Al Jadid). Il dirigeait également la maison d’édition Arabisk. Ces activités lui avaient valu d’être incarcéré à plusieurs reprises, licencié de son travail ou soumis à la résidence obligatoire. Il fut aussi pendant quelques années, directeur de la Fondation populaire des arts à Haïfa.
Il est mort le 19 août 2014 à l’hôpital Safed.

Le trio des « poètes de la résistance »

Samih Al-Qassim constituait avec Mahmoud Darwich et Tewfik Ziad, le trio des « poètes de la résistance » dont les poèmes, chantés par Marcel Khalifa, font partie de la culture de combat des palestiniens.
Poète, journaliste, ancien membre du Parti communiste, Samih Al- Qasim qui a publié de nombreux recueils de poésies a été arrêté à plusieurs reprises et soumis à résidence surveillée de la part de l’occupant israélien en raison de ses positions politiques.

Sa correspondance avec Mahmoud Darwich qui a quitté la Palestine dans les années 70, d’une qualité littéraire exceptionnelle, témoignait de la profonde complicité entre les deux hommes.
Bibliographie (extrait) :
* Je t’aime au gré de la mort, poèmes (Minuit, 1988).
* Une poignée de lumière, poèmes (Circé, 1997).

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