Naji al Ali, caricaturiste palestinien

Naji al-Ali (vers 1938, Galilée-29 août 1987), est un caricaturiste palestinien. Sa famille s’est réfugiée en 1948 au camp libanais de Ein-el-Helweh.

Durant sa carrière, il a produit environ 10 000 dessins, bien que le chiffre de 40 000 apparaisse le plus souvent, la plupart décrivant la situation du peuple palestinien. Il fut découvert par Ghassan Kanafani et ses premiers dessins prêchèrent l’espoir et la révolution.

Il a travaillé au Koweit pour le journal Al Qabas pendant trois années puis il s’est installé à Londres après avoir été expulsé du Koweït en 1985.


Les caricatures de Naji al-Ali expriment la lutte et la résistance à l’occupation israélienne et critiquent les régimes arabes. Il disait que ses caricatures sont « l’expression des opprimés qui paient cher leurs vies, portant sur leurs épaules le fardeau des erreurs commises par les autorités. Tout ce qu’ils possèdent a été acquis avec peine, sous le siège constant de la dureté et de la cruauté. Ils luttent pour leur vie et meurent jeunes, ensevelis dans les tombes dépouillées. Ils sont toujours sur la défensive pour pouvoir vivre. Je vis avec eux dans les cachots, observant et brûlant à la pulsion de leurs cœurs, au flot du sang qui coule dans leurs veines. »

Il fut atteint d’une balle dans la tête le 22 juillet 1987 à Londres et succomba à ses blessures un mois plus tard, et fut le premier caricaturiste à être assassiné pour ses dessins.

En1988, l’Association Mondiale des Journaux lui attribue le prix Golden Pen of Freedom, reçu par sa femme Widad et son fils Khaled. L’Association mondiale des journaux le décrit comme un des plus grands caricaturistes depuis la fin du 20e siècle

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