Ghassan Kanafani (1936-1972)

Ghassan Kanafani, le célèbre journaliste, romancier, peintre, et nouvelliste palestinien, dont les écrits étaient profondément enracinées dans la culture arabe palestinienne, inspiré toute une génération, pendant et après sa vie.

Ghassan est né à Acre dans le Nord de la Palestine le 9 avril 1936 et a vécu à Jaffa jusqu’en mai 1948, au moment de la Nakba, quand il a été contraint de quitter avec sa famille d’abord au Liban puis en Syrie. Il a travaillé à Damas, puis au Koweït et, plus tard à Beyrouth à partir de 1960. En 1952 il s’inscrit dans le département de littérature arabe à l’université de Damas, mais il se fait expulser en 1955 à cause de ses activités politiques au sein du Mouvement Nationaliste Arabe (MNA), une organisation nationaliste arabe de gauche. Ghassan Kanafani est devenu le porte parole du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), après l’évolution de ce front du MNA en 1967. Il a également fondé le journal al-hadaf en 1969, il a publié de nombreux articles sur l’histoire, la politique, et la culture palestinienne. En Juillet 1972, Ghassan et sa jeune nièce Lamis ont été tués par des agents israéliens dans l’explosion d’une voiture piégée à Beyrouth.

Au moment de sa mort prématurée, Ghassan a publié dix-huit livres et écrit des centaines d’articles sur la culture, la politique et la lutte du peuple palestinien. Après son assassinat, tous ses livres ont été re-publié dans plusieurs éditions en arabe. Ses romans, nouvelles, pièces de théâtre et des essais ont également été recueillis et publiés en quatre volumes. Plusieurs œuvres littéraires de Ghassan ont été traduits en dix-sept langues et publiés dans plus de vingt pays différents. Certains ont été adaptés pour des pièces radiophoniques et des représentations théâtrales dans plusieurs pays. Deux de ses romans ont été adaptés à l’écran et transformées en longs métrages. Ses œuvres littéraires écrites entre 1956 et 1972 sont aussi importantes aujourd’hui qu’elles l’étaient alors. Bien que les romans de Ghassan et la plupart de ses autres œuvres littéraires aient été l’expression du peuple palestinien et sa cause, son grand talent littéraire donnait à ses œuvres une portée universelle.

« Les enfants sont le futur », Ghassan dit souvent. Il a écrit plusieurs romans dans lesquelles les enfants sont les héros. Un recueil de ses histoires courtes a été publié à Beyrouth, en 1978, sous le titre « Les enfants de Ghassan Kanafani ». La traduction anglaise, publiée en 1984 et réédité en 2000, était intitulé « Les enfants de la Palestine ».

Œuvres choisis de Ghassan Kanafani traduits en français :

1-    Des hommes dans le soleil, éditions Sindbad, 2005, roman présenté et traduit de l’arabe par Michel Seurat (titre original Rijâlun fil-Chams).

2-    Retour a Haïfa et autres nouvelles, éditions Sindbad-Actes Sud, 1997, traduit de l’arabe par Jocelyne et Abdellatif Laabi (titre original ‘Aîd ilâ Haifâ).

3-    Contes de Palestine, éditions Stock, 1979, nouvelles présentées par Ibrahim Souss.


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