Alice Walker refuse la réédition de son livre en Israel

Alice Walker refuse la réédition de son livre en Israel

Alice Walker a écrit à son éditeur israélien, Yediot Books, pour refuser une nouvelle publication de La Couleur pourpre, roman pour lequel elle a reçu le prix Pulitzer, adapté par Steven Spielberg en 1985. Dans sa lettre, mise en ligne par le site de la campagne pour le boycott culturel d’Israël, elle justifie sa décision par le fait que ce pays se rend coupable d’apartheid et de persécution vis-à-vis du peuple palestinien.

Elle explique avoir pris sa décision à l’automne dernier, lors d’un voyage en Afrique du Sud où était organisé, avec la participation de l’archevêque Desmond Tutu, le Tribunal Russel sur la Palestine.
De même qu’elle avait milité à l’époque de l’Apartheid pour que le film de Spielberg ne soit pas diffusé en Afrique du Sud, elle estime qu’elle doit attendre un “futur juste” pour permettre que son livre soit diffusé en Israël.

À l’époque, elle fit pression, comme pour Israël aujourd’hui, pour obtenir que l’apartheid cesse et que l’on en finisse avec cette politique d’oppression et de discrimination. « Ce n’était pas une position particulièrement difficile à tenir pour moi : je crois profondément aux méthodes non violentes pour le changement social, même si elles semblent parfois prendre un temps fou. » Et pourtant, elle regrettait de ne pouvoir partager ce film avec les personnes d’Afrique du Sud.

Une version hébreu du livre avait été diffusée dans les années 80, en 1984 précisément, et c’est donc contre une réédition que la romancière s’interpose.

Dans un entretien, Alice Walker avait analysé la situation israélo-palestinienne, en rappelant l’implication qu’elle avait pu avoir pour la défense de la Palestine depuis 1967, considérant les États-Unis comme de « grandes organisations terroristes ». C’est « David contre Goliath, mais Goliath, ce ne sont pas les Palestiniens. »

Previous Arrestations à l'Uawc
Next "Nous refusons d'être complices."

About author

A lire aussi ...

Annemarie Jacir, une poétesse derrière la caméra

Annemarie Jacir, réalisatrice palestinienne travaille dans la production indépendante depuis 1994; elle a écrit, réalisé et produit de nombreux court-métrages dont « A post Oslo history » (1998), « The satellite shooters » (2001)

Culture

Et Mickey milite… pour la Palestine

Nouvelle victoire de la campagne internationale de boycott, la petite nièce du fondateur de Walt Disney vient d’annoncer qu’elle renonçait à tous les bénéfices de ses investissements dans la firme

Palestine O Commentaire

Cinq caméras brisées aux Oscars

Avec le documentaire primé Cinq caméras brisées, l’expérience d’un cinéaste amateur d’origine palestinienne devient un puissant témoignage de la vie quotidienne dans les territoires occupés par Israël. Cinq cameras brisées